Prévenir les mutilations génitales féminines en Occident
En 1982, une fillette d'origine malienne excisée à la maison meurt dans un hôpital parisien. L'année suivante, une autre fillette d'origine ghanéenne subit le même sort. En Europe, c'est le choc et le tollé général.
Des groupes de femmes du pays d'accueil et d'immigrantes africaines se forment dans tous les pays européens. En 1999, on découvre qu'une exciseuse avait passé au couteau 50 fillettes à Paris. Ce drame met à jour la nécessité de la prévention des MGF en Occident. En Amérique du Nord, dans les années 1990, le Canada et plusieurs états des États-Unis promulguent des lois interdisant les MGF. En 2000, le journal La Presse signale un cas d'excision en Ontario.
En 2001, l'Union européenne (UE) organise à Bruxelles un colloque international Stop MGF. L'UE débloque 100.000 Euros pour appuyer les activités de prévention et d'élimination des MGF. Un réseau européen est aussi créé. En 2002, le Comité inter-africain de lutte contre les pratiques traditionnelles ayant un effet sur la santé des femmes et des enfants (CI-AF) organisait la conférence "Tolérance Zéro aux MGF" en Éthiopie. En 2003, l'ONU décrétait le 6 février, Journée internationale Tolérance Zéro aux MGF-excision.
En 2003 à Ottawa, Québec et Montréal, les participant-es au forum international sur les MGF organisé par Femmes africaines Horizon 2015 recommandaient la mobilisation de ressources, la création d'une section canadienne du Comité inter-africain, l'implication des populations migrantes dans la lutte contre les MGF et la célébration de la Journée internationale Tolérance Zéro aux MGF.
Sources : Les participant-es au Forum de Montréal sur les MGF, 06.12.2003; Réseau FEMMES AFRICAINES, Horizon 2015, 16.04.2004
Page reliée : Le 6 février, Journée mondiale contre les mutilations génitales féminines, 06.02.2006



