Le sexe fait vendre? Pas si sûr...
Les publicités diffusées dans un contexte sexuel seraient moins efficaces que les autres, selon les résultats de la première étude visant à examiner le rapport entre le sexe à la télévision et la mémorisation de messages commerciaux.
Brad J. Bushman et Angelica M. Bonacci de l'Université de l'Iowa ont soumis trois groupes représentatifs de la population au visionnement de films violents, de films de sexe ou d'émissions "neutres". Chaque programme contenait des publicités pour des produits de consommation courante. Immédiatement après puis à nouveau 24 heures plus tard, les participant-es devaient préciser quelles étaient les publicités dont ils se souvenaient.
Les résultats ont révélé que les personnes qui avaient vu le programme "neutre" mémorisaient significativement mieux les publicités. Les contenus violents ou sexuels ont indéniablement porté atteinte à la capacité de mémorisation des autres participant-es. De précédentes études avaient déjà conclu à un pareil impact concernant la violence, mais on ignorait qu'il en allait de même pour le sexe.
Il est peu probable que les appels à la morale parviennent à convaincre l'industrie de la télévision à réduire la quantité de sexe et de violence diffusée, estiment Brad J. Bushman et Angelica M. Bonacci. Seule la loi du profit détermine quels sont les programmes montrés. Si les annonceurs refusent de financer des programmes violents ou à connotation sexuelle, ceux-ci disparaîtront.
Source : Genevièvre Grimm-Gobat, 13.10.2002
Page reliée : Televised sex impairs memory for TV ads just like violence does, according to a new study, Journal of Applied Psychology, vol. 87, no 3, 2002



