La gratuité scolaire, quelle idée de fou! Le Québec n'en a pas les moyens et, de toute façon, c'est normal de payer ses études universitaires quand on s'enrichit grâce à son diplôme. Ah oui? Ce clip de l'AFPC-Québec montre le revers de la médaille, chiffres à l'appui.
Dans cette vidéo, Simon Tremblay-Pepin, chercheur à l'IRIS, s'attaque au mythe selon lequel le gel des frais de scolarité ou la gratuité seraient impossibles à réaliser (et à quelques autres ici). Et voici comment on pourrait financer la gratuité scolaire selon l'Association pour une solidarité syndicale étudiante.
Dans cette très pertinente chronique, Josée Legault affirme que, « contrairement à ce qu’en disent certains, la gratuité scolaire n’est PAS une idée radicale ou extrémiste. Au contraire. Plusieurs intellectuels renommés l’appuient d’ailleurs comme un objectif réaliste et réalisable. Elle faisait même partie du projet de société qui émergeait au Québec lors de la Révolution tranquille.
En passant, dans son livre fraîchement paru chez Boréal – « Une idée de l’université » -, le philosophe Michel Seymour en fait une démonstration étayée. Le gel étant une voie de passage souhaitée vers cette même gratuité scolaire.
L’Accord économique commercial et global avec l’Europe (AÉCG) est une nouvelle génération de traités de libre-échange entre pays du Nord. Les visées de cet accord, qui serait le plus ambitieux jamais négocié par le Canada, vont non seulement plus loin que l’ALÉNA, mais elles sont aussi plus préoccupantes : pour la première fois, on négocie des domaines entiers relevant de la juridiction des provinces et des pouvoirs municipaux qui représentent des services publics majeurs. Selon la dernière version du texte de l’accord, rendue accessible grâce à une fuite, les services en matière de santé, d’éducation, d’électricité, de télécommunications, d’eau potable, de culture, et les marchés publics qui y sont associés, font l’objet de tractations.
Plus que de chercher un plus grand accès aux marchés européens, encore moins de créer de l’emploi ici, les promoteurs de l’AÉCG ne visent qu’à attirer les capitaux étrangers et donner libre accès à nos ressources aux puissantes multinationales européennes. À quel prix? Pour en savoir plus, consultez cet argumentaire du Réseau québécois sur l'intégration continentale.
Réunis en un colloque organisé par le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN), le Regroupement des organismes communautaires famille de Montréal (ROCFM) et le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), près de 200 participant-es provenant du milieu syndical, communautaire et institutionnel ont pu découvrir quelques nouvelles pièces du casse-tête de ce qui apparaît comme la nouvelle vague de la gouvernance du social au Québec et qui passe de plus en plus par les fondations.
Celles-ci se positionnent sur l'échiquier à titre de bailleurs de fonds pour plusieurs organismes communautaires et organismes d'État - écoles, centres de services sociaux et de santé, Institut national de santé publique, Institut de la statistique du Québec. Au-delà du financement, elles définissent de plus en plus les orientations et les actions de l'État. De plus, comme cela fut démontré pour le ministère des Transports, les ministères à vocation sociale laissent eux aussi l'expertise des employé-es de l'État se perdre au profit du privé.
Dans leur mémoire sur l'accessibilité aux études universitaires remis dans le cadre du Sommet sur l'enseignement supérieur, les recteurs de l'Université du Québec citent une note de l'Institut économique de Montréal basée sur du vent comme d'habitude et une étude qui se tient sur l'accessibilité aux études vs l'augmentation des frais de scolarité, mais en faisant fi de nuances importantes, sans compter le fait qu'une étude unique ne suffit pas. Une vidéo de GAPPA très en colère contre les dirigeants de nos universités et leurs fourberies pseudo-scientifiques.
La Commission européenne a dépensé près de 127 000 $ (£80,000) pour créer un clip atroce de promotion des carrières scientifiques auprès des adolescentes. Lancé le 21 juin 2012, il était retiré le jour même du site de La science, c'est pour les filles!, une initiative par ailleurs pertinente pour lutter contre la sous-représentation des femmes dans le domaine de la recherche. Ce fiasco continue d'inspirer des initiatives, telles que le clip de trois minutes ci-dessus réalisé par des psychologues de Bristol décidées à faire beaucoup mieux avec un budget de 12 $ (£7.66). CQFD! Ou encore un concours de clips, lancé par l'European Science Foundation, destinés à encourager les filles à faire des études scientifiques, et dont voici les trois gagnants. Pas difficile de faire mieux que la Commission européenne sans avoir même à débourser des $!
Le 9 octobre, les Mères en colère et solidaires faisaient parvenir la lettre ci-dessous à la première ministre Pauline Marois, au ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud, au ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron, à la ministre de la Famille Nicole Léger et au maire Gérald Tremblay, pour demander une enquête publique et indépendante sur les agissements des services de police ainsi que l'amnistie de toutes les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations et occupations du printemps érable.
Doit-on tourner à droite ou à gauche? Notre déclin démographique nous mènera-t-il à la catastrophe? Doit-on rapidement payer la dette? Avec quel modèle économique devons-nous affronter les défis de la mondialisation? Ce documentaire propose un débat entre la gauche et la droite québécoise. S'affrontent des "solidaires" - Omar Aktouf, Claude Béland et Léo-Paul Lauzon - des "lucides" - Pierre Fortin, Claude Montmarquette et André Pratte - le patronat - Diane Bellemare du Conseil du patronat du Québec - des syndicats - Claudette Carbonneau de la CSN et Henri Massé de la FTQ - des politicien-nes - Philippe Couillard, Françoise David, Sylvain Simard et Gilles Taillon. Il y a beaucoup de travail dans ce documentaire réalisé par Martin L'Écuyer et Louis-Paul Legault (77 minutes, 2012) dont voici la page officielle. À voir.
Ce documentaire d'environ 30 minutes présente des réflexions sur la judiciarisation du conflit étudiant. Étudiant-es, professeur-es, avocat-es et juristes témoignent des effets à court et à long terme de ce phénomène inquiétant sur la société québécoise.
La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse est d’avis que la loi spéciale visant à assurer le retour des étudiants en classe porte atteinte à des libertés fondamentales garanties par la Charte des droits et libertés de la personne.
L’analyse détaillée de la Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent, rendue publique le 19 juillet, confirme les sérieuses inquiétudes que la Commission avait émises le 18 mai dernier lors de l’adoption du projet de loi 78 par l’Assemblée nationale. La Commission s’était alors engagée à l’analyser, conformément à sa responsabilité de relever les dispositions des lois du Québec qui sont contraires à la Charte.
Cinq citoyen-nes - étudiant, gestionnaire dans le milieu des affaires, porte-parole de la CLASSE, avocate, auteur dramatique - portent un regard sur le mouvement étudiant, parlent de leurs attentes et leurs espoirs pour la rentrée. À voir.