
Autochtones dans la rue : d'un cul-de-sac à l'autre, La Presse, 12.05.2008
Un manque de ressources inquiétant, La Presse, 12.05.2008
Les dialogues de sourd-es sont nuisibles. Ils tuent. Ils mettent fin à ce qu'il y a de plus important dans le monde intelligent : l'écoute. L'amalgame des mots dialogue et sourd renvoie à une contradiction : il ne peut y avoir dialogue sans écoute. Les dialogues de sourd-es sont l'objet (et le titre) du dernier livre (éditions 1001 nuits) de Marc Angenot, directeur de la Chaire James McGill à l'Université McGill. Dans ce livre dense qui cumule 30 ans de travaux sur le discours social, Marc Angenot répond à plusieurs questions qui aident à comprendre comment fonctionnent les dialogues de sourd-es :
La Marche 2/3, ce sont des milliers de jeunes qui dénoncent pacifiquement les injustices de l’économie mondiale et qui réclament une répartition équitable de l’abondance de notre monde. Le 9 mai 2008, ils étaient plus de 15 000 à investir les rues de Montréal afin d'exprimer leur citoyenneté, d'encourager les autres jeunes à en faire autant et de sensibiliser la population à l’importance de la solidarité internationale. Depuis 1970, la Marche 2/3 est organisée chaque année par le Club 2/3, la division jeunesse d'Oxfam-Québec. C'est le plus important rassemblement jeunesse de solidarité internationale en Amérique du Nord.
Le 7 mai 2008, 156 député-es fédéraux votaient contre le projet de loi privé C-517 présenté par le Bloc québécois sur l’étiquetage obligatoire des OGM. Les conservateurs ont voté contre et une majorité de libéraux aussi. Ce faisant, ces député-es ont servi les intérêts de Monsanto, la multinationale des OGM et des pesticides, aux dépens des Canadien-nes, qui continueront donc à ne pas savoir si leur assiette contient ou non des produits issus d'OGM. Le Canada continuera à ne pas faire partie de la quarantaine de pays qui ont adopté l'étiquetage des OGM (Union européenne, Chine, Japon…). Ainsi donc, notre droit fondamental à l'information alimentaire n'a pas été reconnu en dépit du fait que, sondage après sondage, de 80 à 95% des répondant-es appuient l'étiquetage obligatoire des OGM. Tous ces gens devront continuer à manger des OGM que ça leur plaise ou pas.
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Du 5 au 11 mai, l'Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry (ACSEF) célèbre la semaine nationale Elizabeth Fry. Les sociétés Elizabeth Fry, à l'échelle du pays, tiennent tout au long de la semaine des rencontres publiques au sein de leur communauté. Il s'agit de sensibiliser davantage le public sur la myriade de problèmes auxquels font face les femmes incarcérées afin de faire disparaître les stéréotypes négatifs à leur endroit. La majorité des femmes ayant des démêlés avec la justice sont mères, et elles sont souvent seules pour subvenir aux besoins de leur famille. Mères condamnées à la prison, enfants condamnés à la séparation, c'est pour attirer l'attention sur cette réalité que la semaine Elizabeth Fry se termine le jour de la Fête des mères.
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Hommes et femmes ne paient pas toujours le même prix pour des produits et services comparables. Isabelle Laporte a fait un suivi sur cette question quelque peu oubliée depuis les années 1990, époque où elle avait fait couler beaucoup d'encre. Dans ces articles, elle rapporte entre autres qu'une femme sur cinq qui fait venir un plombier, un entrepreneur, un électricien ou un serrurier paierait plus cher qu'un homme pour le même service. Elles seraient aussi 32% plus susceptibles de payer un taux d'intérêt élevé sur leur hypothèque, comparativement aux hommes. Cette disparité serait attribuable au fait qu'elles connaissent moins le marché des hypothèques et seraient donc moins enclines à magasiner pour le meilleur taux. De plus, environ 20% des femmes ne négocient jamais lorsqu'il est question d'argent et de salaire.
Conférence de presse du 5 mai 2008 organisée par Écosociété.
La transnationale minière canadienne Barrick Gold a mis ses menaces a exécution : elle a déposé une poursuite de 6 millions $ contre Alain Deneault, Delphine Abadie et Wiliam Sacher du Collectif Ressources d'Afrique et contre la maison d'édition Écosociété pour avoir publié Noir Canada : pillage, corruption et criminalité en Afrique. Une telle somme représente 25 fois le chiffre d'affaires annuel d'Écosociété. La plus importante société aurifère au monde - avec des profits nets de 1,73 milliard en 2007 - les accuse d'avoir lancé une campagne de diffamation visant à ternir sa réputation, "sans vérifier la véracité et la crédibilité d'informations extrêmement graves au sujet de Barrick". Écosociété a besoin d'appuis manifestés publiquement et de dons. Elle n'en n'interpelle pas moins le gouvernement du Québec afin qu'il agisse au plus vite contre ce genre de poursuite-bâillon. Écosociété mettra bientôt sur pied un site web pour recueillir des dons en argent et organisera des événements. Un comité de soutien sera bientôt créé. Les personnes qui souhaiteraient en faire partie sont invitées à contacter Delphine Abadie à abadied@yahoo.ca.
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Dans un décor urbain vide, un jeune homme part en quête de sa vérité. En deux ans, il passera du conformisme à la marginalité. Ce court-métrage sur l'individualisme dans le monde occidental a gagné le prix du jury au collège de Bois-de-Boulogne en 2007 et un prix coup de coeur à la 15e édition de l'Intercollégiale du cinéma étudiant. Écrit par Daniel Bernard et réalisé par Jean Arousi, Justine Samson et Daniel Bernard. Productions DIYV.
Pourquoi paraissons-nous crouler sous l’abondance alors que 854 millions de personnes étaient gravement sous-alimentées en 2007 et combien de millions de plus avec la crise alimentaire actuelle? Comment, alors que la planète est capable de nourrir 12 milliards de personnes, soit le double de la population actuelle, la famine et la misère rurale persistent-ils dans le monde? Pour répondre à ces questions, le journaliste et cinéaste autrichien Erwin Wagenhofer se livre à une formidable enquête dont les résultats font froid dans le dos.
La formation en ligne Travail en vue vise à outiller les femmes de plus de 40 ans qui effectuent une démarche de réorientation professionnelle. Elle permet aux utilisatrices de développer leur motivation, leur confiance et leur autonomie et de découvrir les ressources disponibles pour les soutenir dans leur démarche d’orientation professionnelle. Pour ce faire, Travail en vue favorise la compréhension d’une variété de techniques et de stratégies de recherche active sur Internet. Quant à la formation en ligne Les voix vers l’emploi, elle vise à faciliter l’insertion en emploi de femmes qui s’alphabétisent. Elle a pour objectif de leur permettre de développer leurs habiletés à utiliser les technologies de l’information et des communications pour affronter le marché de l’emploi.
Dans une intervention aussi brutale qu’injustifiée, la police de Montréal a attaqué la manifestation anticapitaliste du 1er mai. Organisée à l’initiative d’une vingtaine de collectifs et de groupes sociaux, communautaires et politiques, elle a rassemblé environ 800 personnes dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve qui est l'un des quartiers les plus pauvres au Canada, où l’exploitation est vécue le plus durement.
Greenpeace parodie une campagne de Dove intitulée Parlez à votre fille avant que l’industrie de la beauté ne le fasse.
L’Indonésie est le 3e plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, une position peu enviable qu’elle doit essentiellement à la déforestation. Les plantations de palmiers à huile sont une des menaces les plus importantes qui pèsent sur les forêts tropicales du pays. Greenpeace a publié un nouveau rapport qui met en lumière le rôle des fournisseurs d’huile de palme d’Unilever. Ils sont impliqués dans la destruction des forêts qui servent aussi d’habitats aux orangs-outans dans la région du Kalimantan, en Indonésie. Unilever se présente comme une entreprise soucieuse des questions environnementales mais elle ne prend pas ses responsabilités dans ce dossier pour autant. Envoyez cette lettre à Unilever afin de leur demander que Dove, leur marque phare, mette un terme à sa participation à la destruction des forêts anciennes d’Indonésie.
> Déforestation - Greenpeace salue une initiative d'Unilever, Radio-Canada, 02.05.2008
«Les arbres génétiquement modifiés (GM) risquent de semer le chaos dans les forêts indigènes partout dans le monde. Les arbres GM affecteraient aussi la faune et les communautés rurales et autochtones qui ont besoin de forêts intactes pour leur alimentation, leur logement, leur eau, leurs moyens de subsistance et leurs pratiques culturelles. En tant que généticien, je crois qu’il y a beaucoup trop d’inconnues et de questions sans réponses pour cultiver des plantes génétiquement modifiées – arbres ou cultures vivrières – en milieu ouvert. Les arbres GM de plantations commerciales ne doivent pas être disséminés dans l’environnement, et il faut éliminer toutes les parcelles d’essai et toutes les plantations en plein air.»
Dr David Suzuki
Le Service canadien des Forêts a mené des essais en champ au Québec sur des peupliers, au Centre de foresterie des Laurentides, qui risquent de contaminer les forêts du Canada. En ce moment ont aussi lieu plus d’une centaine d’essais en champ aux États-Unis, ce qui pourrait menacer sérieusement les écosystèmes forestiers canadiens.
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La communauté de Kitcisakik est située dans la réserve faunique La Vérendrye. Les Anicinapek de Kitcisakik - dont parle Le peuple invisible - refusent les contraintes liées au système des réserves et vivent sans statut légal. Ils n'ont pas accès à l'eau courante ni à l'électricité. Les enfants, à partir de la 2e année, doivent quitter la communauté du dimanche au vendredi soir pour avoir accès à l'école. Depuis 2002, la communauté propose aux gouvernements un projet visant à leur procurer de meilleures conditions de vie : Wanaki (paix).
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À l’ouverture de la Semaine minière du Québec, la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! s’inquiète du désintérêt affiché pour les enjeux environnementaux et sociaux dans l’euphorie minière actuelle. Alors que le programme de la Semaine minière prévoit des dizaines d’activités publiques et éducatives soulignant l’importance et les bienfaits socio-économiques de l’industrie minière au Québec, aucune ne semble s’interroger sur les répercussions et les défis socio-environnementaux que pose cette industrie. Avec plus de 255 000 titres miniers actifs au Québec, «le boom minier que connaît aujourd’hui le Québec risque de faire un véritable boum sur l’environnement et les milieux naturels si l’on ne fixe pas les garde-fous nécessaires», selon Christian Simard de Nature Québec, l’un des porte-paroles de la coalition. Pour Nicolas Mainville de la Société pour la nature et les parcs du Canada - Section Québec, «l’heure est venue d’ouvrir un large débat public sur le rôle du secteur minier, sur ses impacts environnementaux et sur les véritables passe-droits dont jouit cette industrie».
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En avril 2008, le gouvernement Harper gelait la distribution de 500 000 exemplaires d'un livre intitulé Savoir plus et risquer moins, édité par le Centre québécois de lutte aux dépendances (CQLD). Les conservateurs n'aiment pas le ton nuancé du livre, qui informe les jeunes sur les drogues illégales, donne les faits, énumère les risques. Ils n'apprécient pas non plus qu'on y évoque les sensations agréables des drogues, plutôt que de se contenter de parler des conséquences négatives de leur consommation. Un million $ va donc pourrir dans des boîtes.
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