Au cours des derniers jours, nous avons été matraqués par la propagande de guerre à peine voilée que constituait la campagne du coquelicot et du "Jour du Souvenir". D'une part, les interventions militaires du Canada - de la guerre des Boers à la guerre actuelle en Afghanistan - étaient présentées en bloc comme des entreprises nobles et courageuses. D'autre part, le "devoir de mémoire" ne concernait qu'une seul aspect : la mort de soldats canadiens. Pas le moindre état d'âme à propos des autres morts et de la dévastation créés par ces interventions militaires. Pas la moindre interrogation sur leur légitimité. Pas la moindre reconnaissance de la nature criminelle de certaines actions posées.
Face à l'absurdité de la construction d'un port méthanier devant l'île d'Orléans à quelques encablures de la cité historique de Québec, des personnalités livrent leurs réflexions dans Rabaska : Le navire maudit, une collection de courtes vidéos de Chloé Germain-Thérien accessibles sur la page d'accueil du site du Collectif national Stop au méthanier. Laure Waridel, Louise Vandelac, Julius Gray, Marcel Junius, Yves Lambert, Gérald Larose, Jici Lauzon, Michel Lessard, Michel Rivard, Luc Archambault et Yves Beauchemin s'interrogent, critiquent et se révoltent face à ce qui risque d'être un des projets industriels des plus destructeurs de ce début de siècle. Leurs voix s'ajoutent à celles de toutes les personnes qui luttent contre ce projet depuis plus de cinq ans et qui persistent à espérer que leurs efforts ne soient pas vains.
Je suis à Bordeaux, la prison. Dans le petit local qui me sert de studio temporaire depuis quatre ans, j'accueille ce matin douze Souverains dont dix sont noirs. Tous dans la vingtaine. Certains sont nés au Québec et d'autres sont arrivés très jeunes d'Haïti. Je sais d'avance que ceux-là se sentiront particulièrement plus visés par la nouvelle que je m'apprête à annoncer. Mais je ne voudrais pas l'annoncer n'importe comment. Pas comme dans les nouvelles. Et encore moins comme certains chroniqueurs l'ont accueilli, c'est-à-dire avec grande joie, sans plus. J'aimerais que mes Souverains retrouvent dans cette nouvelle plus qu'une simple fierté folklorique face à la réussite d'un homme. Un homme qu'ils perçoivent comme un des leurs.
Vous êtres conviés à faire circuler et à signer cette déclaration qui marque une étape importante dans la lutte de longue haleine qui s'engage au niveau tant national qu'international pour la protection des renseignements personnels et de la vie privée. Entre autres recommandations, cette déclaration enjoint les gouvernements à avoir et à faire appliquer une politique et un cadre juridique de protection de la vie privée. Elle demande aussi un moratoire sur la mise en œuvre de nouveaux systèmes de surveillance de masse tant qu’ils n’auront pas fait l’objet d’une évaluation complète et transparente par des autorités indépendantes et d’un débat démocratique, et appelle à une politique internationale de la vie privée avec la participation de la société civile.
Faites parvenir votre signature à privacy@Datos-personales.org d'ici le 28 janvier 2010, Journée internationale de la protection des données personnelles.
Depuis quelques années, le discours sur l'hypersexualisation des jeunes ne cesse de gagner en popularité. On dénonce la mode sexy, les concours de pipes dans les écoles, la multiplication des fuckfriends, les rapports sexuels précoces. Les ados d'aujourd'hui ont-ils vraiment une sexualité débridée? Dans une étude à paraître en novembre dans la revue Globe, des chercheur-es en sexologie de l'UQAM démontrent plutôt le contraire. « Malgré une sexualisation grandissante de l'espace médiatique, les jeunes ont une sexualité plutôt conventionnelle. Ils accordent de l'importance à l'amour et à la famille », affirme Martin Blais, principal auteur de La sexualité des jeunes Québécois et Canadiens : regard critique sur le concept d'« hypersexualisation ». « Il y a un alarmisme dont je ne vois pas les fondements. La sexualité des jeunes n'est pas décadente et rien ne laisse croire que ce sera pire dans les années à venir. » À lire dans la Presse.
Cette enquête journalistique de Mohammed Sifaoui, un journaliste, écrivain et réalisateur algérien installé en France, qui se décrit comme un laïque démocrate de confession musulmane, a fortement déplu à Tariq Ramadan. Sur son blogue, M. Sifaoui écrit que ce « reportage ne pouvait être qu’à « charge » comme le furent d’ailleurs la majorité des travaux journalistiques qui lui avaient été consacrés au cours des années passées et notamment le livre de Caroline Fourest intitulé « Frère Tariq » ou encore celui de Lionel Favrot : « Tariq Ramadan dévoilé » (...) « Oui Tariq Ramadan est un islamiste. Il est de ceux qui veulent que l’islam politique, la version européenne des Frères musulmans, infiltre les institutions, la société, les associations, les partis, les médias et j’en passe pour pouvoir peser sur ces mêmes sociétés, les « réformer » de l’intérieur, les islamiser ou les réislamiser, pour mieux les pervertir et les amener progressivement à accepter une vision moyenâgeuse de la religion musulmane. »
« Les musulmans croyants dans les valeurs universelles – qui d’ailleurs ne sont guère en contradiction avec le corpus islamique – ceux qui tiennent à la démocratie et aux droits de l’homme comme valeurs essentielles, ceux qui pensent que l’intégrisme est en train de ronger leur religion ou la religion de leurs parents et ceux qui s’estiment aujourd’hui citoyen européen, doivent bannir l’islam politique, le salafisme, l’obscurantisme et les idéologues qui font la promotion de ces idées nauséabondes, inacceptables pour un monde moderne, et qui font passer l’islam aujourd’hui, aux yeux d’une partie de la planète, pour la religion la plus rétrograde, la plus débile et la plus violente qui puisse exister de nos jours. Les musulmans doivent aujourd’hui se révolter, mais pas contre l’Amérique ou Israël ni contre la Russie ou l’Europe, ils doivent se révolter contre leurs propres démons, leurs fanatiques, leurs extrémistes, leurs salafistes et leurs intégristes. »
Au Québec comme dans les autres sociétés laïques, le port du voile fait l’objet de débats épineux. Ce qu'on sait moins, c'est que c'est aussi le cas chez les musulmanes elles-mêmes, qui ne sont que 10 à 12% à le porter. Vivant à Longueuil, Natasha Ivisic s'est convertie à la religion musulmane il y a une quinzaine d'années, après son mariage avec un Algérien. Afin d'éclairer sa fille Amina alors âgée de 13 ans sur son futur choix de se voiler ou pas - et aussi de porter ou pas en public des vêtements amples qui ne découvrent que les mains et le visage - elle décidait de se lancer avec elle dans le tournage d'un documentaire. En cours de route, confrontée aux points de vue diversifiés de musulmanes québécoises sur le voile, elle remettait en question son propre choix de se voiler depuis la naissance d'Amina.
Le Muslim Canadian Congress (MCC) condamne la tuerie de 13 soldats étatsuniens de Fort Hood par le major Nidal Hasan, un musulman qui travaillait à cette base militaire. Le MCC est particulièrement préoccupé par l'évidente justification religieuse de ce massacre. S'il est encore trop tôt pour formuler un jugement définitif, on peut d'ores et déjà voir dans ce drame la conséquence de la propagation de l'idéologie du djihad qui peut fausser complètement le jugement. Dans le cas du major Hasan, il est clair qu'il a été poussé à agir par la doctrine du djihad armé propagée par des imams radicaux.
Copenhague, 12 avril 2049. C’était une belle et fraîche journée de printemps, la température n’était pas montée au-dessus de 42° à l’ombre. La grand-mère Sarah, âgée de 71 ans, est sortie pour une promenade au bord de la mer avec son petit-fils Stefan, âgé de 10 ans. Ils ont engagé une passionnante conversation.
Stefan : Grand-mère, est-ce vrai ce que père m’a raconté ce matin, à savoir que sous la mer devant nous se trouve toute une ville qui était une fois appelée Copenhague?
Sarah : Oui, cher Stefan. C’était une grande, belle, charmante ville, pleine de palais, d'églises, de tours, de théâtres, d'universités. C’était là que nous habitions, avec nos ami-es et notre famille, avant la Catastrophe.
Le 4 novembre, des parlementaires des quatre partis présents à l'Assemblée nationale ont été unanimes en déposant leur rapport sur l'itinérance : le Québec doit se doter dans les plus brefs délais d'une politique en itinérance, en concertant tous ses ministères concernés.
Depuis un an, quatre itinérants ont été trouvés morts dans les rues de Montréal. Ces événements sont les récentes tragédies d'une réalité étourdissante en cours dans plusieurs régions du Québec : des demandes d'aide alimentaire à la hausse, une fréquentation accrue des refuges, une pression constante sur notre système de santé, une présence dérangeante dans des voisinages. Bref, des conditions de vie déplorables et une pauvreté extrême.
• Au Québec, plus de 500 000 proches aidant-es - majoritairement des femmes - prennent soin d’un proche qui a un problème de santé.
• 80% de tous les soins sont effectués à la maison par les proches aidant-es.
• On estime la valeur de leur travail non rémunéré à 6 à 9 milliards $ par année.
• 80% de tous les proches aidant-es éprouvent des problèmes émotionnels reliés à leurs lourdes responsabilités tandis que 25% souffrent d'une dépression diagnostiquée.
• On estime les coûts de l'absentéisme au travail des proches aidant-es à 2 à 3 milliards $ par année.
• Les proches aidant-es ont un risque de mortalité 63% plus élevé.
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