Dans la même veine que les projets de loi SOPA et PIPA, voici l'ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou Accord commercial anti-contrefaçon), un accord négocié secrètement par 39 pays (dont le Canada, les États-Unis, l'Australie, les 27 pays de l'Union européenne, le Japon et la Nouvelle-Zélande) plutôt que débattu démocratiquement. L'ACTA contourne les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement.
Selon l'analyse de ses dispositions les plus inquiétantes qu'en fait la Quadrature du Net, l'ACTA donnera aux industries de la musique et du cinéma une arme pour forcer les fournisseurs d'accès à internet (FAI) à faire la police de leurs réseaux et des activités de leurs utilisateurs. L'ACTA impose également de nouvelles sanctions pénales allant jusqu'à l'emprisonnement. Sa formulation est très vague et de nombreuses pratiques non commerciales pourraient se voir sanctionnées pénalement. L'ACTA est aussi porteur d'insécurité juridique pour les entreprises de l'internet.
Le Réseau québécois sur l’intégration continentale (RQIC), en collaboration avec ses partenaires, a rendu public des documents secrets sur les offres du Canada et du Québec dans le cadre des discussions sur l’accord économique avec l’Europe. Ces textes, qui ont fait l’objet d’une fuite, démontrent clairement que les discussions qui ont lieu derrière des portes closes n’augurent rien de bon pour nos services publics.
Une nouvelle étude du Congrès du travail du Canada (CTC) révèle que les entreprises au Canada trinqueront le 1er février. Ce jour-là, grâce aux généreux cadeaux fiscaux offerts aux entreprises, elles auront versé leur part entière d’impôt à tous les niveaux de gouvernement pour toute l’année.
Ce clip de la Confédération des associations d'étudiant-es de l'Université Laval (CADEUL) présente les résultats d'une recherche de l'Institut de recherche en économie contemporaine sur l'impact de la hausse des droits de scolarité sur le coût du programme d'Aide financière aux études. Il es ressort que cette hausse va coûter cher aux étudiant-es sans pour autant rapporter grand chose à l'État : un maigre 0,2% du budget du Québec! Parce qu'elle engendrera des coûts pouvant aller jusqu'à 192 millions $, soit près de 60% des sommes additionnelles qui seront perçues. Le rapport compare aussi la performance de l'augmentation des droits de scolarité avec l'hypothèse inverse de la gratuité.
Les humains transforment les milieux naturels et ruraux en produisant des environnements factices, uniformes et de plus en plus pollués. Déraciné sonde ces territoires pour y déchiffrer les rapports qu’ils entretiennent avec leur environnement. Porteuse d’une critique écologique et urbanistique, la vidéo d'Isabelle Hayeur explore quelques périphéries de villes d'Amérique du Nord. D'une agglomération à l'autre, ces lieux de nulle part se ressemblent étrangement. Leurs espaces trop vastes, sans consistance et standardisés produisent un malaise. Les bouleversements urbanistiques peuvent métamorphoser le plus familier des coins de pays en un lieu méconnaissable, anonyme voire même hostile. Sur cette tabula rasa, la mémoire locale est effacée à jamais.
Alors que le gouvernement Charest prévoit alourdir l’endettement de la relève avec sa hausse de 1 625 $ des frais de scolarité, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) dévoile une note d’information et une recherche qui tirent la sonnette d’alarme sur l’impact négatif important du travail excessif en cours d’études, surtout dans un contexte où l’Aide financière aux études est déconnectée de la réalité. Les conclusions qu’on en tire sont alarmantes : les étudiant-es d’aujourd’hui travaillent non seulement plus que leurs aîné-es, mais encore 42,4% des étudiant-es travaillent plus de 20 heures par semaine, un seuil jugé critique pour la réussite académique par plusieurs chercheur-es. Lire leur communiqué.
par Bernard St-Jacques et Pierre Gaudreau du RAPSIM
Il est dommage qu’il soit si peu question de profilage social dans le plan stratégique dévoilé cette semaine par l’administration montréalaise et le Service de police (SPVM), et ce, malgré les nombreux rapports et pourparlers qui se sont tenus sur le sujet.
C'est en grande pompe que l'administration municipale et le SPVM ont dévoilé le 17 janvier dernier leur Plan stratégique en matière de profilage racial et social. Le profilage désigne des interventions réalisées par une personne en situation d'autorité reposant sur des facteurs de discrimination en raison de l'origine ethnique (racial) et/ou de la condition sociale (social) de l'individu appréhendé.
Le SPVM a sorti l'artillerie lourde, affirmant ainsi vouloir favoriser les comportements non discriminatoires, maintenir la confiance de la communauté et agir sur les comportements inappropriés des agents. S'il convient de saluer les nobles intentions, il est regrettable que le plan se mette en branle aussi tard, que le profilage ne soit pas reconnu comme un problème plus généralisé et que les recours existants contre les policiers demeurent aussi inefficaces.